My artwork 

Parler de sa pratique est une chose intéressante, nonobstant si une autre personne le fait à votre place et qu’elle arrive à trouver les mots justes pour la décrire alors c’est que cette pratique à été comprise.  Cela est arrivé à travers le texte de Julien Demelenne, Doctorant à l’ EHESS :

« L’œuvre de Léandre est une incitation à se laisser porter par les formes, la matière, les textures et les couleurs. La complexité de son travail n’est pas seulement définie par la superposition de couleurs, sinon surtout, par la texture, qui donne une force à l’indéfinissable de la peinture, et même, de son propre auteur. Léandre, qui résiste à se définir, se laisse porter par le mouvement des couleurs jusqu’au point, où l’incertitude est maitrisé par sa technique. Une technique acquise après des années d’études et avoir obtenu un master en art contemporain à la Sorbonne.

A travers sa technique, on peut apercevoir une tentative de contrôler l’incertain. La tension, entre le maître et ses couleurs, permettent l’émergence de différents effets et épaisseurs qui évoquent tant le végétal que l’animal, notamment par le biais des rainures et vaisseaux qu’il conçoit. On pourrait dire, dans les mots de Deleuzze et Guattari, un rhizome toujours aléatoire, avec une impermanence dans son évolution ; plus que cela, pour Léandre, ce concept pourrait signifier un réseau social. Cela n’est pas le fruit du hasard, car Instagram fait partie de son univers, où sa photographie est marquée par la force des rayons du soleil. Loin des photographes qui préfèrent le contrôle de la lumière à l’intérieur d’un studio, Léandre abandonne sa zone de confort et préfère l’indetermination et la fugacité du ciel dorée, une des couleurs qu’il affectionne particulièrement dans sa peinture.

Ce n’est pas n’importe quel ciel. La peinture et la photographie de Léandre sont conçues sous le ciel de Paris, comme l’a glorifié Piaf : « Et le ciel de Paris, a son secret pour lui … », car il est un parisien par excellence, amoureux de la ville où il habite. Léandre m’a susurré : « Je m’émerveille encore aujourd’hui par la magnificence de Paris… ». Dans son art, il nous montre comment il s’en inspire chaque jour. Le bleu et le doré du ciel se transforment en une parenthèse dans la vie trépidante et tumultueuse des Parisiens. En regardant le ciel, Léandre oublie l’empressement et la folie de la ville, pour redécouvrir son essence dans les formes des nuages. La reproduction industrielle, décrite avec brio par Walter Benjamin, présente dans les vitrines des boutiques est mise de côté par la spontanéité et l’originalité de son travail. En opposition à cette société de consommation de masse, l’hasard, l’aventure et l’imprévu font partie de la quête de l’artiste vers une sensibilité plus profonde.

Léandre, loin de chercher à imposer son point de vue, laisse ouvert à chaque spectateur l’interprétation de son travail. Chaque personne a l’opportunité de donner une lecture propre à ce qu’elle voit. Si nous nous laissons emporter par le charme de Léandre, nous entrons dans une infinité de pensée, de connexion entre ce que l’on voit et ce que l’on éprouve . Rentrer dans son univers et dans sa peinture c’est accepter d’être porté par ce que l’on ressent.  »

 

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close